Lettre. 1.

Sais-tu l’heure qu’il est? La tranche du quotidien a croqué son futur, la rosée s’installe pour cristalliser la fraîcheur de l’aube, mes minis rêvent de leurs listes de cadeaux et moi au parloir cérébral de mon édredon je prends pause, enfin.

Ce qui quantifie mes voyages vers ton astre.

Aussi loin de toi, j’inspire la mélodie de ton coeur, qui dans un calme profond, fait vibrer mes émois.

Je le connais comme je me connais, je comprends son langage lorsqu’il me parle en catimini dans le creux de ma main lorsqu’elle le frôle, j’apprend sa cause quand il débat avec expression contre ma poitrine, je le devine dans le silence de tes lèvres et dans les discours de ton regard.

Ton moteur me frictionne la jugulaire, vitamine ma chair, caractérise notre air.

Il est ton toi premier et mon tout privé.
Oh combien j’estime sa valeur!

J’ai dans l’espérance, j’ai dans la plus humble espérance, de le vêtir, jour après jour, jusqu’à pleine lune vitale et bien plus encore.

Si Dieu le veut!

J’essaie de trouver sommeil, de prendre recul sur l’agonie terrestre, et pour cela je le confesse je m’imagine …

De la nuit et des éraflures
Quel lieux
Pour me protéger?
Dans l’ouragan de tes bras
Qui m’emprisonne
Velours
A bout de souffle
Respiration.

… comme un nounours tenu par un enfant. La camisole protectrice que m’offre tes bras et tes jambes lorsque tu m’enlaces, n’a pas son pareil. Si je pouvais ne plus m’en éloigner je connaitrais le verbe Être dans toute sa globalité.

Mon trésor, j’ai le cerveau bien conteur, le corps en ressenti, les mots en déclinaisons mais rien n’est comparable à l’envie extrême, de clore paupières, réellement, en ce lieu solaire.

Ici, plus de signes de vie … seuls le bonheur et le bien être se signent. Ce qui me permet d être aussi légère qu’une brise estivale en plein champs de coquelicot. J’aime bien ces fleurs pudiques et passions.
Tu ne le vois mais je commence à expirer la fatigue, tout cela grâce à tes mains sur mon dos, ton souffle sur mon cou et ma main sur ton … coeur .

Malheureusement la chronologie ne veut me laisser encore et encore, mais je sais que cette escapade continuera pour devenir un jour mon nirvana.

Que ta nuit se finisse bien
Et ton jour en soit une continuité.

Je t’embrasse sincèrement
Et retourne te retrouver.

Je t’aime même si tu le sais 🙂

Amra

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Une petite inspiration instantanée 1

La nuit pour laquelle je m’apprêtais c’est voilé la face pour un jeu de cache cache tendrement proposé, me laissant dans l’agonie de sa recherche. Dans l’épaisseur du frisson aérien, sous l’esplanade de ma ouate, de tout mon long, j’expirais le poid du jour, délicatement, faisant de mon tronc une cascade de plume douces et sylphides.
Tout mon moi devenais matière liquéfié. Sauf mon esprit, mon âme. Et quand se gorge de souvenirs les veines de notre chair la pulpe de nos émotions se sucre et se parfume d’un écrin sensoriel, nous laissant tel une étoile illuminant Morphée.

Amra.

Conformité

Ces paroles
Un langage
Logique
Vérité.
_ Et l’appel qui m’a conduite
_ Au corps à l’âme
_ Au sang et chair
_ A ma renaissance, conformité.

Un rendez-vous
Dans le prolongement
De mes veines
Identitaires
Qui larme sa joie
De fouler verdure nouvelle
Dans l’ambition
De ces attentes sincères.

Un amour concrets
Un amour unique
Un amour caché
Un amour pudique.
_ Moi solennellement
_ Lui jure fidélité
_ Moi solennellement
_ L’implore de ne jamais, m’égarer.

Et aux mots
Murmurés à la terre
Et aux silences
Hurlés par le coeur
Lui rendant hommage
De toute sa valeur
Je tombe à genoux
En me laissant par lui, me rattraper.

Amra

J’aimerais…

J’aimerais,
Je veux,
Non, j’en rêve,
Ou mieux encore,
Je prie,

De voir les bouches veineneuses
Se remplire d’eau de zamzam,
Pour que les mots rugueux
Fondent comme miel
Avant de s’échapper.

De voir les mains funestes
Germer de fleurs d’Oliviers,
Pour qu’une poignée
Ne soit plus fourbe
Mais bien, médicinale.

De voir les regards
Paysager les saintes paroles,
En regardant son frère
Pour le benir de bienfaits,
Plutôt que de l’immoler.

De savoir l’audition
Vibrante comme une abeille,
A la piété des coeurs,
Que tendues sur le « cimetière »
Pour enterrer sa langue brûlante.

J’aimerais,
Je veux,
Non, j’en rêve,
Ou mieux encore,
Je prie,

Pour que la nature humaine,
Revêtisse ses oeillères,
Afin de ne plus goûter
Au monde moderne,
Qui la clôturé pour de bon,
Dans les cendres de l’enfer.

Amra

Émulsion

1.

_ Il né une aube

Où la nuit devient jour

Où la solitude fin

Quand frappe à ta porte

L’évidence

Alors tu sais …

_ La brise croche tes zygomatiques,

Un brin d’herbe chatouille le soleil,

Ah que mon âme observe

D’un oeil diamant

La séance nouvelle

Qui aspire au changement.

_ Les minots retrouvent le chemin éducatif

La valse des cartables

mariés à la joie des parents.

La rue prend repos.

Un pissenlit, une tulipe,

Une fourmis, une esthétique.

Le temps se joue, se fout, se désavoue de tout.

_ Quelques mots échangés,

Des paliers journaliers,

Un rendez vous posé,

Une rencontre vérité,

Un coeur volé.

_ Tu laisses le tout devenir le rien

Pour que le rien devienne le tout.

_ J’ai offert aux torrents une pincée de sel, de ma joue euphorique,

Le torrent m’a rendu un bras de fer avant de trouver, un nouveau public.

_ Demoiselle, mademoiselle, mistinguette, minette,

Coupante, câline, secrète,

Rouge aux joues,

Ton parfum figure mon cou

Pour son odorat charnel.

_ Le calendrier printemps

Une année qui s’éclipse,

Quoi de plus rapide

Qu’une bourrasque Cupidon.

_ Un battement d’aile

Poussière papillon,

Son cardiaque en ma paume

Refuge mon sommeil.

_ Avez-vous déjà vu le stylo coudre des pensées?

Il vous faut un bonheur sur l’herbe, fraîchement ciselée.

Ni plus, ni moins.

_ A lui qui tornade

Mon terrestre, mon espace,

Mon aire, mon oxygene,

Je ne … Sans vous …

Il y a le chat et la lumière

Jouant à cache cache

Un ronronnement s’entend

L’ombre le corrige.

_ J’ai la tête crevaison

Ma place est toute trouvée

La ouate chaleureuse m’attend

Après la rivière d’appartement.

_ Les pies jacassent toujours pour ne rien dire pourtant ont le sait les pigeons ne sont plus dupe. Ils préfèrent l’apéro tourterelle plutôt que le plat sentinelle.

_ L’amour, l’amour la mort

Il nous fait vivre

Il nous apprend

Il nous trépasse

Il nous restaure.

2.

_Volière à perdu portail

Volière cherche clef

Volière cherche oiseau

Volière trouve poitraille.

_ Quoi de plus doux

Que le nuage vocal

Du lion paisible

Sur un ciel lasseré.

_ La brume des épices

Sur le feu intérieur

Explore les prémices

D’un dîner enchanteur.

_ La simplicité à le luxe d’être elle même.

_J’ai frôlé un livre pleins de mystères

Il m’a promené là où je ne m’y attendais

En ouvrant mon horizon

J’ai vu son ombre laisser sa trace

Sur le bitume trempé

Il fait beau, depuis.

_ N’y a t’il pas plus romantique

Que l’écume de ses lèvres

Sur le front, déposé

Au matin qui se lève.

3.

_ J’ai le coeur nouvel an

Mon âme frère est luisant

Une vrai source de lumière

Pour mes mots rennaissants.

_ Ma plume tactile

Mon cerveau bouillonnant

Son sourire indélébile

Me naufrage poétiquement.

_Lui, il, toi

Mon h2o

_ L’hiver tarde à venir

Le matin dans la brume

Le soir en pleine lune

Ce jour si distinct

_ Ta langue

Mère,

Mer,

M’air,

Floraison.

_ Une bulle d’oxygène au fond du puit

Sur l’alcoolisme des maux

Refait tout un univers.

_ A l’orée du sommeil

Mon coeur palpite le tien

Dans mes souvenirs de la veille

Quand ma main l’emprisonnait

Pour m’en garder un souffle.

Amra

Nuitée 1

Douceur énigmatique
A la fraîche tombée
Le brouillard capturant
Ma respiration cheminée.

Assise à la fenêtre
J’investie mon moi
Profondeur quotidienne
Au croche de lune.

Et sur la rive des lèvres
Le silence compatissant
Examine la sève
De l’ombre de mon présent.

Ras de pensées sur lit d’envies
Les branches à demies nues
Cherche l’encre indélébile
Pour fin ce jour beni.

Quand à la cascade pneumologie
Au papillon de nuit
Qui voyage solitaire
Lui rythme son univers.

Amra